
Le bouleversement des comportements sociaux a considérablement modifié les modes d’organisation et de fonctionnement internes aux communes. La mobilité professionnelle, les changements intervenus dans la composition de la cellule familiale (baisse de la natalité, foyers mono-parentaux) ont changé la perception que se font les gens de leur ville, et par là même ont contribué à faire naître de nouvelles attentes et de nouveaux besoins à l’égard de leur cadre de vie : accessibilité, logement, animations ...
Ces transformations n’ont pas été sans conséquences sur le fonctionnement du commerce et de l’artisanat local. L’essor de nouvelles formes de distribution, l’utilisation de techniques marchandes modernes ont largement contribué à la fragilisation des tissus commerciaux et artisanaux traditionnels.
Ceci a accentué l’enclavement dans lequel ces transformations se situent et les conséquences qui y sont liées :
La situation du commerce et de l’artisanat sur le territoire communal n’est pas caractéristique de l’évolution générale constatée au cours de ces dernières années. Alors qu’un grand nombre de communes se trouvent aujourd’hui confrontées à une disparition progressive de leurs activités économiques, la ville connaît une évolution particulièrement prometteuse et travaille à la préservation de son commerce de proximité.
Comment expliquer cette évolution ?
D’autres atouts indéniables expliquent l’évolution constatée dans la ville : la présence de commerçants de qualité, la diversité et l’originalité des activités exercées, la présence de toutes les formes de distribution (commerces traditionnels, supermarchés, marché hebdomadaire) et l’image du commerce et de l’artisanat local qui selon différentes enquêtes menées par la Chambre de Commerce, d’Industries et des Services de l’arrondissement de Béthune, est jugée positivement par les résidents de la zone de chalandise.
Ceci est remarquable, au même titre que l’image positive dont bénéficie Lillers en terme de dynamisme. Ces réponses, au regard des réalités locales, traduisent un attachement certain des populations résidentes à leur lieu de vie et facilitent toute action de valorisation des activités commerciales et artisanales.
Dans ce contexte, la ville de Lillers bénéficie depuis 1999 du soutien financier de l’Etat, à travers le dispositif FISAC (Fonds d’Intervention et de Sauvegarde de l’Artisanat et du Commerce) pour la mise en œuvre d’un programme d’adaptation durable des activités commerciales et artisanales locales, dénommé opération “ Cœur de Pays ”.
Cette opération s’est articulée autour de 5 axes principaux :
Dès que possible, la commune sollicitera le bénéfice de ces aides afin de poursuivre cette dynamique locale


Le marché hebdomadaire de Lillers qui chaque Samedi s'étend au coeur de la ville, constitue sans conteste un des événements importants de la vie commerciale locale et s’avère être l’unique marché hebdomadaire d’un territoire rural de plus de 30.000 habitants, le territoire d’Artois-Lys.
Animé par quelque 40 professionnels qui le fréquentent depuis de nombreuses années, apprécié par les consommateurs de la zone de chalandise ainsi que l’attestent les résultats des enquêtes menées sur le terrain, le marché de Lillers permet à certains segments de clientèle de bénéficier de produits difficiles à trouver dans les autres circuits de distribution (textile, boucherie chevaline et primeurs de producteurs-maraîchers).
Pour autant, force est de constater que comme d’autres équipements commerciaux, le marché est confronté à une concurrence accrue des autres formes de distribution. Indispensables à la vie économique et à l’animation de la ville comme des communes rurales environnantes, les commerçants et artisans non sédentaires doivent affirmer leur complémentarité vis-à-vis du commerce traditionnel.
A l’heure où le marché, commercialisant des produits alimentaires, doit relever un véritable défi pour assurer la mise en conformité de ses équipements aux nouvelles règles d’hygiène, la ville de Lillers se mobilise pour assurer sa pérennité et l’inscrire dans les orientations futures du développement local.
C’est ainsi que le site du marché a fait l’objet, de octobre 2003 à mai 2004, d’une restructuration globale, allant de la réhabilitation de la place de l’Eglise (revêtement minéral, installation de points d’eau, bornes électriques, toilettes publiques) à l’illumination de la Collégiale, l’amélioration des conditions de visibilité sans oublier un accompagnement paysager et le maintien d’une aire de stationnement en période hors marché.


