
Eglise romane des Saints-Jules-et-Victon, c'est un bâtiment remarquable édifié dans la première moitié du XII ème siècle. Il est le seul monument religieux important de cette époque que le nord de la France ait conservé. Restaurée au XVI ème et XVII ème, on note un chœur à déambulatoire, 3 chapelles, une tour centrale, des boiseries XVIII ème dans le chœur, une dalle funéraire 1639, ainsi qu' un Christ "du Saint Sang Miracle" du XII ème siècle, visible dans la travée droite du déambulatoire : couronne de roi, jupe longue, pieds joints et membres démesurés.



Débouchant sur la place Roger Salengro, il convient d'admirer la Chapelle Notre Dame de Miséricorde, un petit édifice du XVIII siècle, en style Français. Sur la façade de pierres blanches s'étirent quatre grandes pilastres qui supportent le fronton à volutes. Un pittoreque clocheton d'ardoises à abatsons circulaire surmonte la toiture. A l'interieur, la minuscule nef que défend une grille massive en bois, s'orne de boiseries et d'un autel d époque. Au dessus du tabernacle était posé une toute petite vierge en bois du XVIIe siècle. C'est la dame de Céans: Notre Dame de Miséricorde, patronne de la ville depuis trois siècles.


La maison de l'argentier a été décrite par Aragon dans son roman "La semaine sainte". C'est un bâtiment fort remarquable à "pas de moineaux", c'est la plus belle et ancienne maison de la ville. Sur la principale façade, deux mansardes carrées éclairent le toit et l'allègent. Juste en dessous un vieux cadran solaire en bois ajoute au côté pittoresque du lieux.



(date de 1634)
Relingues fut une des seigneuries les plus anciennes et les plus importantes de l'Artois. Le château du XV ème comprenait sur les albums de Croÿ trois corps de logis ... jusqu'au XVIII ème où il adopte la forme d'une demeure seigneuriale, construction dissymétrique réalisée en pierre et brique. Ce qui surprend le visiteur de prime abord est la porte d'entrée, remarquable par ses deux tourelles en brique et pierre blanche, coiffées de poivrières d'ardoises. La clef de son arc présente une tête de Sylvestre encadrée par la date de 1634. Propriété privée.


Le manoir de Beaurepaire du XVI ème siècle est l'exemple type des demeures artésiennes, qui conjuguèrent pour une vie plaisante plusieurs caractères architecturaux : médiéval pour la défense (nous sommes encore à une époque de pillages incessants), grange et réserves pour la partie agricole, et bourgeoise pour l'habitation d'une famille aisée. Propriété privée.


Le musée de la chaussure rappelle que Lillers a été, avant la guerre 39-45, un des plus importants centres nationaux de fabrication de chaussures. Économiquement, Lillers connu le plein emploi. Mais, la guerre vint brisé un vieux rêve : le marché de l'exportation impitoyable ne permettait plus de concurrencer le marché étranger. Limitée à la chaussure utilitaire, l'industrie de la chaussure était condamnée ici. La dernière usine ferma ses portes en 1996. Aujourd'hui, ce sont les souvenirs d'une période faste qui sont rassemblés dans ce musée.
Changement de lieu prévu prochainement.

